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mardi 27 juillet 2010

L’héritier est de retour en France !


Il revient de Tunisie. Il a adoré le pays, ses charmes, ses chameaux, la nourriture aussi. Bon il a fini sa semaine un peu dérangé par la chaleur et ses intestins lui ont fait savoir que boire de l’eau n’importe où n’importe quand, bah c’est pas super conseillé !

Il m’a appelé dès le lundi matin, il demande beaucoup après moi en fait. Au bout d’un mois, ça commence à faire long pour moi, et pour lui aussi manifestement…

Ça signifie aussi que sa mère n’a pas profité de cette période de déconnexion pour lui remplir le crâne d’idées allant à mon encontre, ça change ! (peut être était elle occupée à compter les parasols sur la plage chaque jour où elle y allait… je ne sais pas…). Et puis tant mieux. Je dis juste ça parce que j’ai appris qu’elle me mêlait à des histoires avec des gens que je ne connais même pas… enfin bref ! De ça je m’en expliquerai avec elle en temps voulu. Pour le moment le seul mot d’ordre c’est VACAAAAANNNNCCCEESSSSSS !!!!!




Elles se profilent, Biboune et moi allons en profiter, et le mot est faible. On va être tous les deux, juste lui et moi, personne d’autre. Ça va me faire un bien fou, on va s’éclater, faire un petit périple en France, rendre visite à quelques potes, la famille… La voiture est sur le point d’être réparée (d’ailleurs, alors que j’écris ces lignes, le mécano vient de m’appeler pour me confirmer son passage cet après midi !). A nous les joies de rouler cheveux au vent (enfin la casquette au vent pour Biboune parce que je ne vais pas le laisser rôtir comme un poulet quand même !). Le temps de la déconnexion, de l’aération des neurones arrive, je l’attends de pied ferme.

Un petit déménagement de prévu: ma sœur plaque son ancienne vie et remonte nous rejoindre à Paris. Quelques entretiens pour la dernière semaine d'Août, une  session de mix dans un club parisien. Les choses bougent, la rentrée va être funky, au sens propre comme au sens figuré, le projet musical se concrétisant à vitesse grand V.

Comme dirait une voix bien connue « c’est tout, pour le moment ».

J’essaierai de donner des news de notre périple en temps réel, mais honnêtement, le net ne sera pas du tout, mais alors DU TOUT ma priorité !

Profitez, amusez vous, abusez des bonnes choses. La vie est courte, la vie est unique, mais la vie est belle.

mercredi 30 juin 2010

Bilan de la reconstruction du Funkydaddy

Salut à toi jeune lecteur glandeur du bureau qui fait mine de s’intéresser à un truc super important sur ton écran pour pas te faire griller par ton boss. Si tu es fidèle aux péripéties de Biboune et son père, tu as pu capter par-ci par-là quelques infos sur l’évolution de ma vie, de celle de mon fils, de son environnement.
Bon, pour ne rien te cacher je me prépare à passer demain le pire anniversaire de ma vie. A l’aube de mes 32 ans, je me retrouve un peu perdu, mais je garde la pêche ! Je ne me laisse pas abattre, j’entreprends, j’avance, je concrétise. Dernièrement j’avais fais état de ce qu’éprouvais suite à ma rupture avec Elle, et on m’a demandé des nouvelles, alors je vais faire un petit bilan… Comme ça si tu fais partie des gens que ça intéresse, bah tu en sauras un peu plus sur moi, mon humble personne, et mon égo sur-dimensionné (c’t’une blague hein, ceux qui me connaissent le savent, enfin j’espère qu’ils le savent !!!).

Donc, pour en revenir au billet qui traitait de Son départ, je t’informais que j’avançais, blabla, que des choses étaient en cours, blabla, que ceci, que cela.



Premier point : LA garde.

Pour prendre les choses par ordre d’importance, et puisque je publie ici pour traiter principalement de ce sujet, sache que la procédure pour la garde de Biboune est arrêtée. « Comment tu fous ma gueule ???? » Bah à vrai dire, je n’apportais rien de nouveau à la situation. Me retrouvant sans âme sœur pour partager ma vie, cette procédure n’avait plus lieu d’être puisqu’elle reposait sur ma stabilité affective, Biboune n’ayant connu qu’une seule personne partageant ma vie. Et puis bon, je ne vais pas non plus reconstruire une histoire aussi stable et durable dès demain. Ah non, ça ne risque pas… Donc, j’ai informé mon avocate que tout restait en suspens, pour ne pas dire que tout était arrêté. Elle l’a bien compris, mais garde cependant mon dossier à portée de main s’il faut prendre la défense de ma situation en cas de nouvelle attaque de La Moche. Ouais je la connais, et face à elle on n’est jamais trop prudent. Elle a déjà réussi à pousser mon Âme Sœur vers la sortie à force de mes briser les %ùµ$¤¤@&, je ne lui laisserais pas détruire plus ma vie. D’ailleurs pour en revenir à La Moche, et puisqu’il a fallu la tenir au courant de ma rupture (bah oui, ça fait partie de la vie de Biboune après tout) elle semble s’être calmée. Au pire un peu plus un peu moins, elle a déjà fait assez de mal comme ça, ça ne changerait rien… Bref, pour le moment, rien de nouveau du côté JAF…



Second Point : Funkydaddy et ses problèmes.

Alors là, tu vas être fixé tout de suite. Je ne picole plus, je suis allé aux réunions des AA, et franchement, même une saison complète de Derrick en VHS c’est plus marrant. Sans vouloir tomber dans le péjorativement incorrect, j’ai rencontré des gens, entendu des histoires qui m’ont scotchés. D’origines socioprofessionnelles et d’âges divers, ces personnes m’ont à la fois touché, horrifié, ému, révolté, mais toujours sensibilisé au fait que le petit verre c’est toujours un coup de pelle de plus creusé dans la tombe dans laquelle on finit par s’enterrer vivant, ou mort, mais toujours seul.
Les réus, c’est une chose, le plus important reste l’après réu, quand tu restes à papoter avec les gens qui t’ont demandé de leur en dire un peu plus, ou ceux qui t’ont le plus intéresser, et vers lesquels tu vas. Pas par voyeurisme primaire, mais simplement pour échanger de manière un peu plus confidentielle sur leur histoire ou la leur. Quoi qu’il en soit ça a été bénéfique pour moi, je n’ai plus le besoin d’y aller, j’y ai pris tout ce que j’avais à prendre, laissé tout ce que j’avais à vider de mon sac. Bon ok, ça fait un peu secte quand même, mais le principal est de pouvoir parler, sans être jugé, d’être compris, d’être conseillé.
Quoi qu’il en soit, j’ai laissé ce problème de côté. Pas par volonté de Lui plaire entendons nous bien, mais simplement pour me sentir mieux, en paix, affronter la réalité, ne pas vivre dans un perpétuel épisode des Bisounours, qui en fait ressemble à Chucky et qui recommence chaque jour. Je ne vais pas te mentir et te dire que je suis au stade de refuser TOUS les verres, ce serait refuser la réalité. Mais je suis conscient de l’importance que ça a, de temps en temps, d’apprécier un verre ou deux avec des amis. J’ai bien écris de temps en temps et un verre ou deux. L’alcoologue rencontrée en marge de ces réunions m’a bien dit que ce n’était pas, dans un cas comme le mien, « grave » de vider un petit verre (petit hein) quand on est bien accompagné, mais que le plus important c’est de savoir refuser, ne pas boire seul, ni systématiquement parce qu’on vous le propose. Je ne sais pas si tu saisis bien la différence, mais moi, je l’ai fais, ça me va, je me sens plus fort et fier de moi.





Troisieme point : Fat Daddy Vs Funky Daddy.

Le 15 février de cette année, j’avais démarré un régime (LE régime du moment, mais le seul qui fonctionne vraiment) pour me sentir mieux dans mes baskets, pouvoir me bouger plus et puis aussi pour Lui plaire (bah oui on va pas se le cacher). Au bout de 109 jours de régime suivi, de manière beaucoup plus assidue qu’au départ, j’en suis à une perte totale de 15KG. Et 15Kg de moins, ça se sent tout de suite quand tu veux courir, monter des marches, attraper ton RER, trouver des fringues… (ou même faire des trucs d’adultes, ça marche aussi :D ).
J’ai donc suivi Ses conseils à l’époque car Elle était mon coach, suivant Elle aussi ce régime et ayant converti ou conseillé pas mal de monde à le suivre.
Aujourd’hui, les résultats sont là : je suis passé de 90 à 75Kg, d’une IMC de 27.62 à 23.15, d’une taille 44 à un 40, du L au M. J’ai encore plus envie de faire du sport, de manière quotidienne c’est entre 30mn et deux heures. Le plus souvent deux heures, mais la demi heure est un minimum syndical à faire pour que je me sente bien. Ça me canalise, me permet d’évacuer, me fait mettre mon énergie contenue au service du corps, me fais sortir de la sueur et des larmes (d’effort) au lieu de sortir de la colère ou autre forme négative d’expression. Je me sens apaisé grâce à ça (beau gosse aussi !!!) et je remercie chaque jour LA personne qui m’a mis le doigt dans cette perte de poids. J’y parviens, je me maintiens, j’entretiens ma condition, je me sens mieux, et j’en ai besoin surtout !



Quatrième point : Le poids du passé.

Manifestement, je n’avais pas réussi à exorciser tous mes démons avec ma première thérapie. J’ai entrepris de vider une nouvelle fois mon sac, de manière suivie, et une nouvelle fois depuis le début. C’est pas super facile, ça ne fait pas toujours plaisir, mais ça permet de mettre le doigt sur ce qui me hante et d’accepter de vivre avec (euh… excuse moi, mais c’est pas ça le principe d’une thérapie, vieux ?). Je suis donc allé « consulter » comme on dit dans les salons parisiens, ou « parler à mon psy » comme on dit dans le monde réel. Bah voilà quoi… j’ai tout dis, repris chronologiquement chaque période de ma vie, pleuré, ris, pensé, remis en question pas mal de choses, accepté d’autres. Ça aussi ça a été bénéfique. J’en ai fais le tour, ce fut bref, mais intense, fort, drôle, triste, dur (tard et cher :p) mais toujours dans l’optique de laisser cette valise sur le quai quand j’en aurais fini. C’est donc ce qui s’est passé. Funky a tout dit, Funky a accepté, Funky a mis le feu à la valise qui pesait lourd mais louuuuuurrddd….



Cinquième point : Time is money, time is on my side.

Comme je l’ai dis plus haut, euh… à la seconde ligne en fait :p j’aurais 32 ans demain. Je suis à une étape de ma vie où, avec tout ce qui vient de se passer, tout ce que j’ai fais, tout ce que je ME suis fais, il m’est important de gagner de l’argent. J’ai presque toujours travaillé dans le seul optique de faire ce qui me plaît (mais j’ai toujours travaillé en tout cas), et ça fait maintenant 8 ans que je travaille dans l’univers musical. Sauf que la musique mon pote, ça paye que dalle !!! Alors j’ai entrepris de bosser pour remplir mon frigo, me payer les vacances que je veux et un cadre de vie pour Biboune et moi à la sueur de mon front. Ce qui m’intéresse maintenant, c’est simple : gagner de l’argent. Même si pour cela je dois faire des heures, ou partir en déplacement toute la semaine, pas de souci. Puis de toute façon, je vis aujourd’hui plus seul que jamais (je parle de vivre chez moi, mon entourage est aujourd’hui plus présent que jamais pour moi). Donc, c’est reparti : CV, lettres, entretiens, négociations, costard, cravate, new hair cut…. Le seul souci, c’est que comme tu le sais, on est en pleine crise (et pourtant notre président que nous chérissons nous dit le contraire o_o) et il est difficile de trouver un salaire convenable. Je me suis déjà fais doublé sur 4 postes potentiels parce que les autres candidats s’offraient à 10K€ annuels de moins que moi. Mais comment le mec peut faire du commerce de manière convenable lorsqu’il ne sait même pas vendre sa propre tronche ????? Bref ! J’ai été approché par des sociétés dont la stabilité et la pérennité ne sont plus à prouver. Pour le moment, je garde tout ça secret… ça bouge, ça deal sévère, mais je préfère rester dans ma boite, à faire ce qui me plaît et qu’on me lâche la grappe, plutôt que de partir tout recommencer ailleurs pour gagner moins de ronds.


C’est à peu près tout ce dont j’avais envie de te parler.


Merci de ton attention, tu peux reprendre une activité normale. Mais surtout, profite de ta vie, profite…




mardi 29 juin 2010

Biboune se rend compte de plein de choses...


Il a 4 ans et demi maintenant, il voit ses copains de classe rentrer avec leur père, leur mère ou les deux. Lui ne sait que le matin même qui va l'accompagner, venir le chercher: Sa mère, son père, ses grands parents, la nounou.... Sa mère ne le consulte jamais pour savoir s'il attache de l'importance à cela, et quand il exprime le souhait que ce soit moi qui m'occupe de lui, elle n'y attache aucune importance.





Et bien, si enfin! Ouais bah il est temps au bout de 4 ans….





Elle s'est rendu compte que Biboune rentrait peu à peu dans le syndrome du fils de parents séparés:


- Les dessins sur lesquels il se représente toujours entouré de ses deux parents, pas de l'amie de Papa ou de celui de Maman.


- Et pourquoi mon papa il ne vit pas dans ma maison?


- Et pourquoi la maison de mon papa ce n’est pas ma maison?


- Et pourquoi je ne vois pas mon papa tous les jours????? (Parce que ta mère m'a trainé dans la merde pour pouvoir t'avoir pour elle toute seule sans se soucier de ce que tu voulais mon petit).


Et c’est là qu’elle m’a surpris, pour la seconde fois (toi qui n’a pas suivi, tu as un rappel des faits ici : Vas y clique ) en me tenant au courant de ses état d’âme, sous couvert de se préoccuper de ce que Biboune exprimait comme mal être. Dans ces cas là je ne prends que ce qui concerne mon fils, ça donne à peu près ça :


-          Allo ?


-          Oui c’est moi (Ze ugly), je t’appelle parce que ton fils me parle beaucoup du fait que nous ne vivons pas ensemble, et moi ……………………….(bug de mon cerveau)………………. Parce que bon, il se pose pas mal de questions





Enfin vous voyez le genre quoi…





Bref, tout ça pour dire que Biboune est en plus au courant de pas mal de choses en ce moment : il a su que je n’étais plus avec celle que j’ai tant aimé. Il a bien fallu le tenir au courant. Il sait que nous ne sommes plus ensemble, qu’il ne nous verra plus comme nous pouvions l’être avant. Il a fallu prendre des gants, lui expliquer tout ça en se mettant à son niveau, tout en lui affirmant bien les choses. Ça lui a fait du mal je le sais, j’ai détesté le lui dire, mais il fallait qu’il soit au courant, qu’il sache ce qu’il se passait dans la vie de son père.





Ceci étant dit, il faut se préoccuper de ce qui est entrain de se passer dans sa petite tête. Il va aller faire une petite visite chez un pédo-psy pour évaluer sa situation, qu’il puisse mettre des mots sur des sentiments, qu’il sache pourquoi il se sent aussi mal ces derniers jours, qu’il sache aussi pourquoi les relations d’adultes ne sont pas toujours cousues de fil blanc. J’ai tenté une explication, mais étant moi-même affecté par la situation, j’ai peur de ne pouvoir arriver à lui dire simplement ce dont il est question. Entendons nous bien, je ne parle pas de ma rupture récente, mais je suis en effet affecté par la manière dont mon fils aborde la séparation de ses parents, du mal que cela peut provoquer pour lui, pour la manière dont il voit ses parents dans un monde idéal. Donc tout ça se met en place, il va ainsi extérioriser ce qu’il ressent. Je suis sûr que tout cela lui sera bénéfique, que j’en apprendrai un peu plus sur lui, qu’il saura s’exprimer clairement, et ainsi relativiser tout cela.





Le plus important, et cela l’a toujours été, c’est que Biboune se sente bien. 





D'ailleurs, il se sent bien quand il fait l'idiot avec Elle sur cette musique:



mardi 8 juin 2010

Voilà...

J'avais hésité à publier ce billet.
je l'ai fais
je l'ai supprimé
puis finalement, je le laisse car c'est bien de reconnaître quand on a foiré aussi!!!!!!








Voilà, Elle est partie.

Tout ce que j’avais rebâtit l’incluait. Elle faisait partie intégrante de mon nouveau projet de vie. Son projet était le mien, mon projet était le sien, tout ça aurait été notre vie.

Trop laxiste, trop attentiste, trop suiveur, je n’ai pas su voir qu’Elle s’éloignait peu à peu et que je la négligeais jour après jour. Aujourd’hui il est trop tard pour faire machine arrière. Elle ne reviendra pas. Quoi que je fasse Elle ne sera plus jamais à mes côtés. Plus jamais je ne sentirai sa peau. Plus jamais je ne verrai son sourire. Plus jamais je n’entendrai son rire. Plus jamais je ne sentirai son parfum. Plus jamais nous ne nous promènerons main dans la main. Plus jamais Elle ne se blottira contre moi au cinéma lorsqu’une scène lui fera peur, ni ne me caressera la main durant les deux heures d’un film. Plus jamais je ne la suivrai a porter ses sacs de vêtements lors de ses phases de Pretty Woman, ni n’aurai à lui donner mon avis sur ses choix de vêtements. Plus jamais je ne poserai ma tête sur son ventre, à lire un bouquin sur la plage. Plus jamais je ne sentirai ses mains réconfortantes lorsque je me sens triste à en mourir. Plus jamais je n’aurai hâte de voir défiler les minutes à l’idée de la retrouver le soir. Plus jamais nous ne flânerons devant les vitrines des bijoutiers ni n’essayerons d’alliances. Plus jamais je ne la regarderai dormir le WE lorsque je m’éveillais avant Elle et que sa sérénité me rendait paisible et m’emplissait de bonheur pour toute la journée. Plus jamais je n’aurai la fierté de voir la jalousie dans le regard des autres envieux me voyant avec Elle. Plus jamais je ne partagerai la minuscule salle de bains avec Elle le matin avant de la quitter pour la journée de travail. Plus jamais je n’éprouverai la tendresse ressentie lorsque je la voyais sucer son pouce, comme une enfant, comme mon enfant.

Je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi. Il s’agit à présent d’avancer pour moi, et pour Biboune. La machine est relancée. Elle n’a jamais été arrêtée, mais tout s’est mis en marche en même temps, et, je n’ai pas su exprimer à quel point j’avais besoin d’Elle dans ces moments là. J’ai couru plusieurs lièvres à la fois : recherche d’appartement, planifications des projets, reprise de mon combat judiciaire face à la moche. Je me suis enterré dans tous ces projets, ne sachant par quel bout prendre tout cela, pas assez d’épaules pour tout prendre en main, pas assez de maturité pour m’imposer en tant qu’homme du couple, lui montrer de quoi je suis capable.

J’ai perdu à ce jour 12 kilos en trois mois, au départ pour l’aider dans sa démarche de remise en forme, puis aussi pour lui plaire, et pour me sentir mieux dans ma peau. Malheureusement, j’ai cessé petit à petit de la soutenir en faisant entorses sur entorses à chaque occasion : une bière par ci, un whisky par là (enfin un, soyons clairs, en soirée, je ne les comptes pas…. Et j’aurais dû m’arrêter au compte de zéro et privilégier le coca qui porte le même chiffre) un mac do qui me souriait, etc etc. Je me rends compte, trop tard, que je n’ai pas su lui apporter ce dont Elle avait envie.

Ma Princesse, Ma Puce, Mon Amoureuse, Mon Panda, Ma femme, Ma Moitié, Mon Trésor me manquera, tout le reste de ma vie.




Ceci remet en question mon combat (que j’ai repris) pour la garde de Biboune. L’argument principal de cette démarche étant que j’avais une situation stable depuis trois ans et huit mois (jours pour jours) sur le plan affectif. Je mettais en avant le fait que mon bonhomme n’avait connu comme Belle-Maman (oh oui, belle dans tous les sens du terme) que cet ange descendu du ciel pour m’être présenté, et dont je suis tombé éperdument amoureux au premier regard. Ses prises et pertes de poids n’ont jamais modifié l’amour que je porte toujours dans mon cœur. Je l’aime cérébralement en premier lieu, Elle a l’intelligence des personnes battantes et cultivées, physiquement ensuite. Quoi que fassent ses mensurations, elle partage mon cœur avec Biboune, à parts égales.
Tout en Elle est ce dont j’avais toujours rêvé. Elle est celle que je cherchais depuis presque 32 années. Dois-je encore chercher pendant 32 nouvelles longues années pour ressentir un sentiment aussi fort ?

Aujourd’hui je me pose des questions :
Suis-je apte à élever seul mon fils quand je vois le gâchis que j’ai fais de mon couple ???
Suis-je assez solide pour lui montrer ce dont je suis capable et regagner sa confiance ??? (Pas dans le but de la reconquérir puisque sa décision est irrévocable, mais pour lui montrer que je suis capable de faire face à tout ça, seul, et ainsi remonter dans son estime)
Suis-je celui qui devait l’accompagner dans sa vie, même si tout est perdu ?
Serai-je assez fort pour accepter de la voir comme une amie et non plus comme petite amie ? (inévitablement, je ne pourrais me passer de sa présence. Et je préfère que les sentiments soient plus légers si c’est le prix à payer pour pouvoir passer du temps en sa compagnie)
Qu’est-ce que j’ai pu faire pour me laisser en arriver là ?

Ça, je le sais !

Le mois de Mai a été terriblement éprouvant pour moi : perte d’argent sur mon salaire, perte de poids, perte de mon frère « adoptif », manque de sommeil engendré par tout ça, recherches d’appartement au point mort, négociations pour un nouvel emploi (également au point presque mort), démarches pour le PACS qui n’aboutissent pas simplement parce que la préposée aux actes civils laisse courir ma demande depuis deux mois. Enfin, plein de choses qui ont fait que je me suis laissé porter. Je n’ai même pas eu la force d’écouter ce qu’Elle avait à me dire quand Elle m’a dit « je crois que je ne t’aime plus » (je préfère la chanson de Cali à la triste vérité qui a claqué dans l’air). De son côté, Elle a vu ses démarches aboutir, et je comprends qu’Elle ait du mal à accepter que les miennes n’évoluent pas, juste par un concours de malchance.
De plus, Elle a une aversion envers tout ce qui touche à l’alcool. Moi, beaucoup moins, et pourtant j’aurais dû me méfier en étant fort de mes expériences passées vis-à-vis de ce fléau, les exemples proches au sein même de ma famille. Certes je ne bois pas tous les jours, mais lorsque je sors, je ne dis pas non (comme je le dis plus haut) à un verre, voire plusieurs. Sans pour autant me mettre la tête à l’envers. Mais c’est un vrai poison. J’ai su être sobre lorsqu’il s’agissait de faire un test de Gamma GT pour le dossier de garde de Biboune, et je n’ai même pas su décoder les signaux d’alarmes qu’Elle me lançait à ce sujet. Quel con, mais franchement quel pigniouf quoi ! Le mec ne sait même pas rendre sa femme heureuse en refusant simplement l’ivresse dont il n’a pas besoin pour s’amuser et qui ne fait que s’éloigner Celle qu’il aime. Franchement, quand je pense à ça, je me mettrais des baffes si je me croisais. Je ne dis pas ça pour déconner, je ressens vraiment le poids de l’imbécilité dont j’ai fait preuve et de l’immobilisme face à cette situation. C’est pourquoi dès ce soir je file à une réunion des Alcooliques Anonymes. Je fais un point sur ma situation en regard de ce problème. Si le prix à payer pour changer son regard sur moi, et m’apporter du bien être dans ma vie future avec mon fils passe par l’abstinence, je serai le moine des AA. Par la même occasion, je vais rencontrer un psychologue qui me renseignera sur les démarches à suivre pour bénéficier de consultations gratuites, ou du moins prises en charge par la Sécu.
Ceci est en fait le second point noir qui nous a menés droit dans le mur, uniquement par ma faute. Lors de la première salve concernant la garde de Biboune, j’ai consulté un psychothérapeute pour m’aider à exorciser les problèmes qui me freinaient, ceux auxquels je n’avais pas voulu faire face et qui me pourrissaient en m’empêchant d’avancer dans ma vie d’homme, en tant qu’être humain accompli et dans la maturité due à son âge. Hors, les consultations, non prises en charges, me coutaient 200€ par mois. Beaucoup plus que ce que pouvait me permettre de dépenser en regard de mes charges mensuelles. Et pourtant, ces discussions me faisaient un bien fou, m’apaisaient, me permettaient de mettre des noms ou des raisons sur mes colères, sur mes sentiments renfloués au plus profond de moi. Et une fois de plus, quel pigniouf ! Au lieu de réagir en me mettant à chercher une CPM (Consultation Psychologique Médicalisée) prise en charge par notre bonne vieille Sécu, je n’ai pas réagi et me suis laissé aller à la fatalité en me disant que je reprendrai le fil des consultations quand les fonds me le permettraient. Mais, mon petit père, ceci n’arrive jamais !!! On n’est pas au pays des Bisounours. Si tu ne cherches pas, tu ne trouves pas. C’est aussi simple que ça. Et en plus, je ne me suis même pas aperçu que ces consultations me faisaient du bien à moi, et par voie de conséquence à Elle, à notre couple.

Dès aujourd’hui, tout ça se met en place, je consulte dès ce soir. J’espère pouvoir faire de mon mieux pour me procurer le bien être auquel je n’ai finalement jamais accédé. J’espère ainsi réussir entant que père, là où j’ai échoué entant que fiancé. Nous parlions, il y a quelques jours seulement, du bonheur que nous aurions avec notre ribambelle de métis qui auraient été, à n’en pas douter, beaux à tomber. Dés lors, tout ceci fait partie du rêve. Je ne verrai jamais quels auraient pu être leur visage, ni s’ils auraient eu l’intelligence et la combativité de leur mère, ni s’ils auraient été autant pipelettes !!! ça je le regrette, sincèrement, du plus profond de mon cœur je le regrette. Je sais aussi que je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi. Je suis le seul responsable de ce gachis, cet échec cuisant. Et c’est pourquoi, au lieu de m’accabler et me morfondre, je vais me montrer que je peux arriver à surmonter tout ça et être enfin fier de moi.

jeudi 3 juin 2010

Et bah tu commences bien toi!

Jeudi matin, fin de semaine mouvementée, le téléphone sonne :

« - Allo ?
- Oui c’est moi (La Moche) , ça va ?
- Oui ça va merci.

Je sens monter la pression, parce que lorsqu’elle m’appelle, en général c’est pour endosser sa casquette de cadre : elle sème la merde et disparaît pour le reste de la journée !

- ça va. Je t’appelle parce que j’ai une mauvaise nouvelle !

Bon, qu’est-ce qu’elle va encore m’inventer ??? A-t-elle reçue un courrier de mon avocate ? Part-elle rejoindre son pou sur son île ? A-t-elle décidé de me laisser mon fils, ce qui serait une mauvaise nouvelle seulement pour elle en fait !

- ah ? Bah vas-y raconte…
- Voilà, ton fils a été puni ce matin.
- PARDON ?????

Sentiment mitigé entre la satisfaction de savoir que son appel n’était pas pour un énième coup de crasse, et la surprise que mon fils de 4 ans commençait à se faire remarquer en classe, et pas dans le bon sens du terme.

- Et bien il a été puni avec son meilleur copain parce qu’ils ont tapé sur X (appelons là l’ ‘’amoureuse’’).

La vache ! il commence tôt lui. Je vais te serrer la vis moi tu vas voir, ça va te faire tout drôle !!!

- Euh… oui ! c’est l’instit’ qui t’en a parlé, c’est lui ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Et bien ils lui ont tapé dessus pendant la récréation. La maîtresse les a punis, ils sont séparés en classe maintenant.
- Ok ! Bon. Il est là ? Passe le moi s’il te plaît.





Voix de fluet qui vient de se faire caca dessus et qui n’avait pas cru que sa mère mettrait à exécution sa menace d’appeler le padre pour que Biboune se prenne une rouste :

- Allo papa.
- Je ne suis pas content ! c’est quoi cette histoire ?
- Je le referai plus, j’ai promis, j’ai été puni.
- Tu referas plus quoi ? Qu’est ce qui s’est passé là ?
- Bah euh… j’ai euh…
- J’attends !
- Bah j’ai tapé mon amoureuse.
- Non mais tu te crois où ? T’es à l’école bonhomme, t’es pas sur un ring de catch ? c’est quoi ces manières ? c’est comme ça que je t’ai appris à te conduire avec les autres ???
- J’ai promis papa, pardon.
- T’as promis quoi ?
- Que je recommencerai pas.
- Bah ça, t’as pas intérêt !!! En plus vous étiez à deux garçons sur elle, j’espère que t’es fier, que tu te sens fort, parce que je vais te montrer moi ce que ça fait de se faire taper par des plus forts que soi. En plus t’as tout gagné, tu as été puni à l’école, tu as été séparé de ton copain, et on va en reparler demain crois moi. (parce que demain, c’est mon weekend !!!!!!! youpi !!!!!)
- Je m’excuse papa.
- Tu t’excuse de quoi ?
- D’avoir tapé mon amoureuse, maintenant je suis puni et t’es pas content

Ouais bah heureusement que je ne le suis pas, parce qu’à entendre la moche derrière et ses « c’est pas bien chéri, non, oulala, dis donc, maman va pas être contente », bah c’est pas comme ça qu’il faut le lui dire, il a 4 ans. C’est une gosse pas un bébé. Si tu ne lui serres pas la vis maintenant il va te bouffer !

- ça c’est clair que je ne suis pas content. Aujourd’hui t’es chez maman, mais dis toi que demain, on va reparler de tout ça entre nous, et ça va barder !
- oui papa, à demain.

(à demain mon bonhomme tu me manques terriblement et j'arrive jamais à t'avoir au téléphone, et quand ta mère fait enfin en sorte qu'on puisse se parler, c'est pour que te dispute)

Voyons le premier point positif depuis longtemps : La Moche s’en remet à moi quand la situation devient tendue !

jeudi 20 mai 2010

Toi le frère que je n'ai jamais eu...


Le 22 Janvier 1985, j’ai débarqué dans la vie de tes parents. Ils m’ont ouvert le cœur, leur maison (et aussi leur frigo) parce que ta mère, dans sa bonté légendaire, ne voulait pas qu’un gosse de 7 ans se retrouve seul parce le père de celui-ci bossait tout le temps ou partait en déplacement, et pas que…
Bref, c’est à ce moment là que je t’ai connu ! Tu étais fils unique et tu m’as avoué, il y a peu de temps, que tu te réjouissais à cette époque d’avoir enfin un « petit frère » ! Quel honneur pour moi, quelle fierté d’être considéré en tant que tel !
A cette époque, ce dont je me souviens, avec les priorités qui étaient les miennes à cet âge là, c’est que je pouvais venir chez toi regarder la chaine cryptée quand les décodeurs étaient encore à touche, qu’il fallait rentrer un nouveau code tous les mois. Je me souviens aussi des parties endiablées sur les super consoles de jeu de l’époque, les manettes à fil qui nous permettaient juste de faire avancer ce qui devait ressembler à un personnage !!!!
Puis j’ai grandi, et lorsque je suis entré dans l’adolescence, on s’est découvert un nouvel intérêt commun, la musique et particulièrement le Rock. C’est là que tu m’as montré « Excalibur », ta Gibson SG Standard de 1973, numérotée, montée spécialement en gaucher (oui tu avais des défauts, mais on faisait avec :D ), la même que ce bon vieux Angus. C’est un peu plus tard qu’on s’est mis à faire de la musique ensemble, avec les deux potes qui ne t’ont jamais quittés. Je me souviens des soirées passées à trouver de nouvelles compos, de nouveaux riffs, ou juste à cloper et refaire le monde un verre à la main (une binouze pour toi, rien d’autre !!!! :p ). Tu as été un modèle pour moi, tu m’as conseillé, écouté, consolé, poussé au cul lorsqu’il le fallait, mais jamais, JAMAIS, tu ne m’as jugé ou fait quoi que ce soit qui aille à mon encontre.












Puis ce crabe s’est emparé de toi, une première fois, tu l’as mis KO à la première reprise. C’était dur, mais tu avais le moral pour ne pas le laisser te bouffer. Tu l’as vaincu, et tu es revenu encore plus fort, encore plus fou, encore plus toi.
Mais c’était sans savoir que cette merde prenait note de ses batailles perdues, et qu’il allait une nouvelle fois te déclarer la guerre.
Cette fois, il ne t’a pas envoyé de semonces. Il s’est jeté corps et âmes dans le combat, attaquant par un autre flanc que celui où il avait été vaincu. Fort de ses expériences passées, il a su comment prendre le dessus.
Je suis venu te voir, te parler, alors que déjà la vie semblait quitter ton corps, peu à peu mais irrévocablement. Et même si on ne veut pas voir les gens auxquels on tient dans la situation où je t’ai vu, afin de garder en mémoire un meilleur souvenir d’eux, je me devais de garder ces dernières images de toi. Tu n’étais déjà plus le même, mais tu semblais apaisé, et rien que pour ça je ne regrette pas de garder ces dernières images de toi.

Il a fini par avoir raison de toi et t’as emporté le 16 mai de cette année.

C’est con, mais depuis j’ai cette impression que je ne suis pas vraiment seul, comme si un petit je ne sais quoi était assis sur mon épaule et me guidait à sa manière…

J’espère que de là-haut tu garderas un œil sur moi comme tu l’as toujours fais (si tu pouvais en profiter pour veiller sur Biboune, enfin si tu as le temps, je crois savoir que d'autres gratteux sont pressés de te connaitre et taper le bœuf avec toi :D )